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Le démarrage de la prépa lettres paraît souvent à la fois délicieusement léger et horriblement inquiétant.
Délicieusement léger, parce que l’horaire est parfois moins lourd qu’en Terminale ; il n’y a plus de devoirs pour le lendemain ; oublié, également, le principe des contrôles. Horriblement inquiétant, parce que la bibliographie pour la première dissertation de philosophie est aussi longue qu’un devoir de terminale et parce que celle d’histoire a le volume d’une thèse de doctorat. Face à cela, deux réactions opposées qui nous paraissent également dangereuses : attendre l’approche des échéances pour s’y mettre vraiment, en se disant qu’il faut progressivement s’habituer ; se jeter immédiatement sur toutes les bibliographies pour ficher mécaniquement. La réussite en prépas lettres passe en effet par deux habitudes à prendre : la première, c’est de travailler régulièrement, plutôt que par à coups, car on attend de l’étudiant une capacité de synthèse qui disparaît lorsqu’on a ingurgité trop de connaissances d’un seul trait ; la seconde, c’est de ne travailler que le programme, que les bibliographies fournies, tant l’originalité, le goût personnel, la culture générale sont les vrais plus de ceux qui réussissent.
Aussi, au travail, mais surtout : à la lecture, également en dehors des sentiers battus !
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